SANTA ELENA : le catamaran solaire de Whisper Yachts qui fait du silence un luxe
Naviguer au rythme de la lumière, retrouver les sons de la mer et profiter d’un yacht où l’énergie devient une composante essentielle du voyage : avec SANTA ELENA, Whisper Yachts explore une autre manière de vivre la croisière. Ce premier Whisper 52 Solar Electric associe propulsion électrique, production photovoltaïque et ambitions haut de gamme. Une proposition séduisante, dont l’intérêt dépasse largement la présence de panneaux solaires sur un toit.
Le silence, une nouvelle expression du confort
L’attrait d’un yacht électrique se comprend aussi par les sensations qu’il promet. Réduire les bruits de motorisation et les vibrations peut transformer la perception d’une traversée : les conversations trouvent naturellement leur place, tandis que le vent et le clapot retrouvent la leur.
Sur SANTA ELENA, cette recherche de discrétion constitue l’un des axes du projet. Whisper Yachts entend associer les attentes de la plaisance haut de gamme à une expérience plus apaisée de la navigation.
Le luxe prend alors une dimension très concrète : pouvoir apprécier le déplacement lui-même. Une arrivée dans une crique, un déjeuner à bord ou quelques heures passées à regarder défiler le littoral deviennent autant de raisons de ralentir.
Un projet français, une construction italienne
SANTA ELENA marque une étape importante pour Whisper Yachts. La marque française concrétise avec ce premier catamaran un projet tourné vers une navigation plus silencieuse et une meilleure maîtrise de l’énergie à bord.
Construit à Fano, en Italie, le bateau a effectué ses premiers essais en Adriatique avant sa présentation à Cannes en septembre 2026. Cette première unité permet de découvrir un yacht achevé, après les phases de conception et de développement. Elle ouvre également la voie à une gamme appelée à évoluer, notamment avec le Whisper 54.
Près de 16 mètres pour changer de rythme
Avec environ 15,85 mètres de longueur et 7,50 mètres de largeur, SANTA ELENA dispose d’une plateforme généreuse pour un programme de croisière privée.
Sa fiche technique publiée annonce deux moteurs électriques de 100 kW, alimentés par trois packs de batteries de 80 kWh, soit une capacité totale de 240 kWh. La production solaire repose sur une installation d’environ 42 m², pour une puissance crête annoncée de 7,2 kWc. Une gestion distincte des consommations domestiques est également évoquée.
Lors de la présentation à Cannes, une allure de 6 à 8 nœuds a été citée pour la croisière économique. Ces chiffres décrivent l’architecture annoncée du bateau ; ils ne constituent pas, à eux seuls, une mesure de son autonomie réelle en navigation.
Derrière les données techniques se dessine surtout un choix de voyage : prendre le temps. Quitter un mouillage, longer une côte, rejoindre une baie et y prolonger son séjour deviennent les étapes d’une croisière où la gestion de l’énergie accompagne celle de l’itinéraire.
Solaire et électrique : comprendre la promesse
L’expression « 100 % solaire électrique » attire immédiatement l’attention. Pour apprécier le concept, il faut toutefois distinguer la propulsion du bateau et l’origine de toute l’énergie consommée.
Les moteurs électriques utilisent l’électricité stockée dans les batteries. Les panneaux photovoltaïques contribuent à leur recharge, mais la production varie avec l’ensoleillement. La vitesse, la météo et les usages à bord déterminent, de leur côté, la consommation.
Le site officiel du constructeur précise d’ailleurs que les batteries du Whisper 54, évolution du modèle, peuvent être rechargées par les panneaux, une alimentation à quai ou un générateur de secours. Cette fiche ne suffit pas à confirmer l’équipement exact de SANTA ELENA, mais elle rappelle que l’architecture énergétique peut intégrer plusieurs sources.
L’intérêt du solaire se juge donc sur un programme de navigation complet, alternant déplacements, escales et périodes au mouillage. Une autonomie chiffrée exige des mesures réalisées à une vitesse donnée, avec des conditions et des consommations clairement précisées.
Un yacht qui pourrait aussi fournir de l’électricité au port
SANTA ELENA porte une autre ambition : contribuer à la vie énergétique de sa marina.
Un travail engagé avec Port Vauban, à Antibes, vise à permettre la restitution au port d’une partie de l’électricité produite à bord. Parmi les usages envisagés figurent l’éclairage nocturne, la surveillance et les barrières de parking. Cette démarche reste à considérer comme un projet en développement, dont le fonctionnement opérationnel doit être confirmé.
L’idée ouvre néanmoins une perspective intéressante. Pendant les périodes où le bateau demeure à quai, sa surface photovoltaïque pourrait conserver une utilité au-delà des seuls besoins du bord. Le yacht deviendrait ainsi un équipement capable de participer, à son échelle, aux échanges d’énergie de son port d’attache.
SANTA ELENA, une première unité à suivre
L’arrivée de SANTA ELENA donne une forme tangible à la vision de Whisper Yachts. Ses prochains voyages permettront d’apprécier ce qui compte réellement pour un propriétaire : la simplicité d’utilisation, le confort, les besoins de recharge et l’autonomie selon les conditions rencontrées.
Pour FloatPrestige, ce catamaran mérite l’attention parce qu’il place l’expérience de navigation au centre de l’innovation. Le solaire trouve ici son intérêt dans une promesse de liberté à mesurer sur l’eau, au fil des escales et des saisons.
Et peut-être est-ce là son pouvoir de séduction le plus durable : donner envie de rester en mer, simplement pour le plaisir d’y être.